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01 December 2009 @ 03:50 pm
Banana Fish  


Banana Fish. Fuck*ng god. What to even begin with ?


I have some weird feelings, sometimes, when I finish a manga. First, I'm awesomed by it - let's say this one feeling happens often. But sometimes, there is just more to it... It's more of a tender, heartrending feeling. When I finish those stories, I know instantaneously - or almost - that they'll always be dear to my heart. It's admiration, deep attachment and respect.
Banana Fish is one of them.

It had been years I had wanted to read it. Can't quite put the finger on how I discovered it. A single book on some shelf in a supermarket ? I think so. But I doubt it ; the french version has been out of print for ages. Internet ? Where ? There are absolutely nothing about this manga. Apparently it's very well-known, but you've got no fandom, no fanarts, you know, all these fabulous things people dedicated to a series do and which give you the desire to read it.
I guess I just saw a cover, found the style pretty neat while weird, read that it had mafia and shonen-ai inside. And thought I absolutely wanted to read it.

Well, I knew nothing. Gosh. Fu*king gosh. (... Yeah, I'll try to go easy on the swear words). Like I said. It's not the most amazing manga. It's not going to deliver you fanservice. But gosh, it's just, so well-done, so well-built up, so well-thought, and so beautiful. I mean it so much.

Mafia, gangs, guns, blood

Banana Fish is a shojo.
It looks absolutely nothing like it.
Being a tomboy who has, for very long, not appreciated shojo in the least (and now look at me, it's almost the only thing I read ah ah), I so appreciate this side of the thing.

What is Banana Fish about ?
A man in the Vietnam war who goes crazy, goes on a rempagne and kills some of his comrades. After the incident, he can only repeat those words : "Banana Fish".
Twelve years later, for various reasons, the New York underground world seems to be very interested in this Banana Fish. Some know about it. Some want to know about it for personal reasons. And so starts a struggle for information/power/etc, where gangs, mafia and police ally, fight, kill, etc, etc.
Ash is a leader of one of those gangs. Heck, actually he became the leader of all the gangs around. Pretty neat, uh ? The kid's only seventeen, has some fuck*ng charisma and get out of the worst situations like nobody. Eiji is a japanese boy who came to New York as the assistant of Ibé, a reporter. They meet up with Ash's gang for their reportage about the NY gangs. But the situation turns out badly, and, after having his ass more or less saved by Ash, Eiji decides to stick to him...

What does that make it ?
A story of struggle, of gang wars, of bullets and of blood, of leaders and people who follow them, of struggles of powers. Before anything else. In appearance, at least. In number of pages, in tone, in style, everything's got this feeling... which is fundamentely non-shojoish. Really, it looks absolutely nothing like it. And that's what makes the sentimental and psychological side of it stronger when it appears, of course.
It also makes it an amazing well-paced story which you can't let down. You can't catch your breath. The plots are reaally well built-up. It's amazing, you can't let this manga go.

And what about my shojo, uh ?

Well. What the manga really is about... is not so much gang wars, struggles of power, etc, etc. It's the evolution of Ash, of Eiji, and the relationship between them above all, in those gang wars, struggles of power, etc, etc.
... But I'm pretty sure than when reading these lines of mine, you can only get the wrong idea about this side of the story. The relationship grows stronger with the volumes. But the evolution is oh so slow, and oh so tender. Actually from volume 1 to the last I can't say "Their relationship changed so much!". No, I just get the impression it has always been the same. The hardships just gave the occasion to make it live. Well, yes, okay, it does evolve, but I really mean those last lines.
And this relationship is just so beautiful. (Yes, I'm a sucker for those kind of relationships, but I do think it's not just me.)

So why should I read it ?

Maybe it looks like the Messiah right now, I don't know : well it isn't. But it's a really, really captivating story, that you can't close, and which is so beautiful. It's a shonen in which there is this depth of psychology and feelings of shojo. But it's never too much. It's rare (... yet abundant actually) but powerful.

Other articles of other persons (with scans!)
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Overlooked Manga Festival


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French version
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Parfois quand j'ai fini de lire un manga, j'ai un sentiment assez étrange. Bon, déjà, j'ai trouvé la lecture géniale - ça, ça m'arrive encore de temps en temps. Mais parfois, c'est juste... plus que ça. C'est différent. C'est.. genre, une admiration respectueuse de ce que je viens de lire. Et je sais quasi instantément que cette série va faire parti de cet étrange petit cercle qui s'est bati au fil des années, ceux des manga qui me restent chers quoi qu'il arrive.
Banana Fish vient juste de les rejoindre.

Ca faisait des années que je voulais le lire. Franchement, je ne suis même plus sûre de la manière dont j'en ai entendu parler. J'ai la persistance sensation de l'avoir vu à un magasin mais ça m'étonnerait, vu que ça fait des années que l'éditeur français ne réimprime plus Banana Fish. Une fois j'ai voulu me le procurer, mission impossible. Pas de scans non plus sur le net (jusqu'à cette année), vu que c'est édité en anglais. Alors quoi, le net ? Mais il n'y a pas de fandom, de fanart, de fangirl qui vont font le plaisir de vous faire découvrir des trucs géniaux !
Non, j'ai juste le sentiment d'avoir vu la couverture (ci-haut) un jour, de l'avoir adorée tout en la trouvant bizarre, et d'avoir découvert que ce manga était un truc sérieux, bien foutu, avec la mafia et du shonen-ai. Pas besoin d'en dire plus, c'était dans ma veine.

Eh beh punaise la surprise. Ce manga est. Punaise. C'est juste... beau. Bien-foutu. L'appelation shonen-ai fait franchement bizarre en fait pour considérer la chose. Même le terme shojo en fait. C'est un espèce de shonen avec une putain de relation dedans. Et tout le truc est de toute manière si bien construit, si efficace, et si beau. Vraiment.

Mafia, gangs, guns, sang

Banana Fish est un shojo.
Ca n'y ressemble en rien.
Etant un garçon manqué avec une longue aversion pour les shojo (passons sur le fait qu'à présent je ne lise quasi plus que ça ahem), donc punaise, ça me fait sacrément plaisir. Très, très franchement, ça ne ressemble pas un shojo. J'explique.

Ca parle de quoi ?
D'un soldat au Vietnam qui pète un cable, tue ses camarades avant d'être arrêté par un autre. Il devient alors à l'état de légume et ne peut que répéter "Banana Fish".
Douze ans plus tard, à New York, c'est tout le petit monde de la mafia, des gangs et de la police qui s'agite autour de ce Banana Fish. Chacun a ses motivations. Et commence une lutte pour l'information, le pouvoir, etc.
Ash est un leader d'un de ces gangs. Pardon, il a réussi à mettre sous sa coupe tous les gangs du coin. Il a un putain de charisme et est connu pour ses capacités assez flippantes au pistolet et bon, dans toutes les situations en fait. Ibé, un reporter japonais, réalise un reportage sur les gangs, et veut le rencontrer. La rencontre se fait, mais tourne mal par intervention extérieure, et Eiji, le jeune assistant de Ibé, est plus ou moins sauver par Ash (en fait, ça marche dans les deux sens)... et décide qu'il veut rester encore un peu.

Et ça en fait quoi, de ce manga ?
Un seinen où les gangs se bastonnent, où chacun veut sa revanche, où il y a des luttes de pouvoir, où ça flingue, ça tue, etc. Banana Fish, c'est ça avant tout. Enfin. Dans la multiplicité des apparences dirons-nous : le nombre de pages comparé aux pages plus "shojo" (qui du coup n'en sont que plus puissantes), le ton général de l'histoire, les intrigues.
Ah oui tiens, les intrigues. Elles sont archi prenantes, impossible de poser le bouquin, retournement de situation à toutes les pages... C'est pas archi original, mais elles sont bien foutues et ça prend bien <3

Et mon shonen-ai shojo alors ?

Simple. Le manga ne traite pas de guerres de gang, de luttes de pouvoir. Il traite d'une relation, de Ash, de Eiji, qui sont dans ce merdier, l'un depuis le début, et l'autre qui le suit.
... Bon, je suppose qu'avec l'étiquette shonen-ai on imagine la relation tout de suite avec un certain regard, mais franchement, la nature de la relation est, je pense, difficile à imaginer avant d'avoir lu. Enfin si, si vous voulez savoir, c'est du platonique puissance mille avec votre dose de subtext comme vous l'aimez, mais ce que je veux dire, c'est que... Enfin... C'est juste... Bah, j'y arrive pas ! Disons que comme ça a toute l'apparence d'un seinen, les situations où ça parle sentiments et psychologie sont juste... Ca fait pas shojo. Enfin si. Mais. Raah. Disons que ça fait vraiment "une putain de relation dans un seinen". Et oui, évidemment que le sous-entendu gros comme une maison est voulu. Mais la relation est pour le coup incomparablement plus puissante, belle, parce que justement elle est forcément plus légèrement dosée (malgré la dose de scènes du genre, mais quand même !), plus subtile (mais non, elle ne l'est pas, les persos se disent tout explicitement), plus "vous êtes pas dans un shonen-ai"... Ah punaise, c'est super dur à expliquer. (Un peu le sentiment qu'on peut avoir avec Minekura, la reine du sous-entendu ? Mais ce n'est pas la même chose.) Un autre truc étonnant : l'évolution de la relation. Je trouve qu'il n'y a en fait pas. Leur relation atteint très vite pour moi le sommet possible en termes de sentiments, de loyauté, etc. Mais les épreuves subies au fur et à mesure (à la fin le manga est plus une lutte pour la survie franchement) donnent l'occasion de la voir s'exprimer. Et là les expressions sont de plus en plus desespérées et fortes. Mais le fond est le même.
Si je devais juste dire un truc, ce serait : punaise, qu'est-ce que c'est beau. (Et je ne pense pas que ça ne soit du qu'à mes goûts personnels de relations platoniques à la vie à la mort, vous m'en direz des nouvelles XD)

Et donc, ça vaut la peine de le lire ?

Hm, à force de saouler avec, je suppose que ce manga pourrait apparaître comme le messie... Pas vraiment ! Mais c'est super bien foutu, très bien fait, c'est très, très beau et très, très touchant. Et c'est peut-être le seul manga que j'ai lu qui constitue un mix aussi bizarre qui fait que ça a tout d'un seinen et que ça n'en est pas un. Si vous avez envie d'un bon divertissement, je vous le conseille très fortement. Peut-être que vous en sortirez aussi bouleversé que moi :D;

Pour la lecture, pleurez le fait qu'il ne soit pas réimprimé, ou envoyez-moi un mail, j'arrangerai ça XD;

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